Cendre

Différents formes de burns

dimanche 3 juin 2018 à 12h00

Tellement de temps que j’ai pas écrit, je sais même plus mettre un titre, savoir de quoi je vais causer.

Y’a l’état post burn, qui m’englue.
Les choses extraordinaires (j’avais déjà vu le strike en action, ça reste, mais en plus j’ai vu inclusion, gifting, self expression)
Les choses qui m’ont déplacée hors du groupe (de pas avoir pris de shift, les moments où j’ai trouver comment aider un peu trop rares)
Mony qui m’explique que c’est neurologique, le coup de bof qui prend le samedi, après l’exubérence du samedi.
Mon premier vendredi sous acide, qui va jusqu’au petit matin à 6h où je suis allée écouter la campagne se réveiller.
La suspension qui décalle les horaires (mais où tout s’aplanie devant moi)
Un milieu safe et émerveillant pour circuler quand on est perché.
C’est merveilleux pour les sobres, indispensablement (futile) pour les drogués
Une parenthèse où juste être. Dormir quand on a sommeil, manger quand on a faim, et danser à toute heure.

Non, j’ai pas encore assimilé tout ce qui s’est passé en trois jours

Si ce n’est mes niveau de conduite du camion, la gentillesse et générosité éminente de Yo, ma sœur qui plait à Dante

Et notre capacité à reconnaître quand on se froisse, et la volonté de ne pas recommencer, de prendre soin de soi, de l’autre
Oui, on risque d’être collé encore, comme je le suis depuis 6 mois.

Mais ce matin, l’urgence à écrire, c’était pas tant le burn (mais un truc aussi positif ne pouvais pas ne pas passer en premier).
Ce sont mes larmes hier soir dans le métro alors que je ramène le paravent de mon père au Terrier : il sera resté un an et demi à la PdC.
Mais hier matin, on a démonté.
Démonté le plafond de bambou, le décors de cordes de la cage.
J’ai 35h de boulot manquant pour eux, je sais même pas comment.

On a un gérant aux accusations trop lourdes.
y’a trois mois, tu disais "si le staff se barre, je prends les rames" et là, tu me dis "j’ai pas choisi de fermer mais à partir du moment où tout le monde se retire"
Brûle, criquet.
Ton chant me manquera. Il était comme immuable. Mais de tes cendres et celles de ta place viendront enrichir les terreaux où déjà de nouvelles organisations poussent. Tu sais même en être acteur, alors que c’est ton passé qu’on noircit.
Bon burn, et prend soin de renaître de tes cendres, toi aussi.

Samedi soir dans la creuse, j’ai vu une active participe woman monter au ciel en flammèches et nous réchauffer toute la nuit.

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